« Les propos tenus au conseil municipal entre Madame Lucie Castets et les conseillers de Paris, au sujet du mono commerce artisanal de certaines rues reflètent une erreur de perspective sur notre artisanat de Paris . »
Francis Bussière, Président de la CMA IDF – Paris
Une rue d'artisans n'est pas un « mono commerce ».
Une concentration de métiers artisanaux, d'ateliers, de luthiers, d'ébénistes, de relieurs, de restaurateurs d'art ou de métiers de bouche constitue un écosystème. Ces professionnels se complètent, partagent des savoir-faire, attirent une clientèle, forment des apprentis et participent au rayonnement de Paris.
À l'inverse, la multiplication d'enseignes standardisées d'une même activité relève d'une logique de banalisation commerciale qui appauvrit la diversité des centres-villes, quel que soit le secteur concerné.
Le débat n'est donc pas celui d'une activité contre une autre.
Il est celui de la diversité commerciale et artisanale. Il est aussi celui de la préservation de notre patrimoine vivant, avec des savoir-faire rares, parfois en voie de disparition, qui façonnent la singularité des rues parisiennes et que la municipalité parisienne s’attache par ailleurs à préserver avec des dispositifs comme la promotion du Fabriqué à Paris ou encore l’action de Paris Commerces.
L’artisanat ne doit pas être un sujet de polémique mais une cause à défendre.
La priorité doit rester la préservation de la diversité commerciale et artisanale, au service de l'attractivité, du patrimoine et de la qualité de vie des Parisiens.
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