Témoignage

Reprise d’une boucherie à Rueil-Malmaison

Timothée Pruvost - Dirigeant de la Boucherie de l'Église

Timothée Pruvost - Repreneur d'une boucherie

Timothée Pruvost a repris en 2018 la boucherie de Rueil-Malmaison où il travaillait déjà. Il raconte comment la formation « Créer - Reprendre » et l'accompagnement de la CMA, notamment sur le financement et les démarches juridiques, ont rendu sa reprise plus simple qu'il ne l'imaginait.

Ce témoignage est issu du magazine Artisanat & Attractivité n°11

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et présenter la boucherie que vous avez reprise ?

Timothée Pruvost : J’ai repris en 2018 la Boucherie de l’Église, où je travaillais déjà depuis plusieurs années. C’est mon ancien patron, propriétaire historique de la boutique, qui me l’a proposée en 2017. Comme je connaissais déjà parfaitement l’établissement, sa clientèle et la manière dont tout fonctionnait au quotidien, cette proposition est arrivée comme une évidence. J’avais déjà en tête l’idée de me lancer depuis un moment, et le fait de reprendre un commerce dans lequel j’étais pleinement intégré a rendu la décision plus simple et plus rassurante.

Boucherie de l'église

Pourquoi avoir choisi de reprendre cette boucherie plutôt que d’en créer une nouvelle ailleurs ?

T. P. : Depuis environ six mois, je cherchais une boucherie à reprendre, mais rien ne correspondait réellement à ce que je voulais. Quand mon patron m’a annoncé qu’il souhaitait transmettre la sienne, j’ai immédiatement compris que c’était une occasion à ne pas laisser passer. Reprendre un commerce où je
travaillais déjà, où je connaissais chaque client, chaque rythme de la journée, c’était finalement la meilleure garantie pour réussir. Je savais exactement dans quoi je mettais les pieds, et cette continuité m’a énormément aidé à franchir le pas.

À quel moment avez-vous sollicité la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, et quel type d’accompagnement avez-vous reçu ?

T. P. : Dès que mon patron m’a donné le feu vert, j’ai contacté la Chambre de Métiers pour savoir quelles aides et quels dispositifs existaient pour les repreneurs. J’ai été orienté vers une conseillère, Madame Nadine Jouannic, qui m’a guidé sur toute la partie administrative et pratique. J’ai suivi une semaine de formation "Créer - Reprendre", qui m’a beaucoup apporté, notamment pour structurer mon projet et clarifier les étapes. J’ai également bénéficié d’une aide HDSI, qui a été un vrai coup de pouce au moment du lancement. Franchement, j’ai eu les bonnes personnes au bon moment, et tout s’est fait de manière fluide, sans stress inutile.

Sur quels aspects l’accompagnement vous a-t-il été le plus utile ?

T. P. : L’accompagnement a été précieux surtout pour tout ce qui touche au financement, ainsi que pour la compréhension des différentes procédures liées à la reprise d’une entreprise. Cela m’a permis d’avancer sereinement dans un domaine qui peut vite paraître complexe quand on n’a jamais repris de commerce. Sur le plan juridique aussi, j’ai été bien épaulé, ce qui m’a aidé à éviter les erreurs et à sécuriser la transaction. On m’a vraiment guidé étape par
étape, et ça a rendu la transition beaucoup plus simple que je ne l’imaginais.

Avez-vous rencontré des difficultés au moment de reprendre l’entreprise ?

T. P. : Honnêtement, non. Je n’ai pas été confronté à des obstacles particuliers. Avec les bons conseils et les bonnes informations, tout s’est enchaîné de manière assez naturelle. Je savais où j’allais, et chaque étape était claire. Je n’ai pas eu de mauvaises surprises ni de blocages majeurs.

Qu’est-ce que cette reprise a changé dans votre quotidien, maintenant que vous êtes à la tête de la boucherie ?

T. P. : Ce qui a le plus changé, et ce qui est certainement le plus difficile, c’est la gestion humaine. Aujourd’hui, les mentalités ne sont plus du tout les mêmes qu’il y a 10 ou 20 ans. La relation au travail a évolué, les attentes et les sensibilités aussi. Il faut mesurer ses mots, s’adapter, être constamment dans la
pédagogie. C’est beaucoup plus exigeant qu’avant. 

La gestion financière et technique, finalement, ça se maîtrise. Mais gérer une équipe, c’est vraiment le quotidien le plus délicat.